J’ai encore une AMIE…..
Une feuille, une fleur de la couleur un oiseau passe,
Quelques mots, une phrase et le thème fait surface
Je relie ma page encore une fois, mes yeux se ferment.
Une sérénité m’envahit, une étrange flemme.
Un vieux chêne centenaire m’offre son ombre apaisante.
J’ai besoin de ce silence, une fourmi quelque peu gênante,
Vient troubler mon isolement, j’en ai la chaire de poule.
Je lui adresse un timide regard, les minutes s’écoulent.
Je veux l’ignorer, mais elle me ramène à la réalité,
Je sursaute, mon indifférence renforce son agressivité.
Durand quelques instants j’ai voulu la chasser,
Elle devient ma compagne, je me surprends à l’affectionner
Je ne suis plus seul, nous allons probablement devenir amis.
Je n’ose pas bouger, je vais lui proposer un compromis.
J’accepte ta désobligeante importunité,
En échange, respecte ma précieuse tranquillité..
Choupette tiens !....
Ainsi je vais te nommer. Je pense que tu seras d’accord ?
Il faut nous accommoder, tu le sais, moi je ferais un effort
Durand quelques minutes, je supporterais tes caprices,
 l’écoute de mes confidences, je te veux complice.
Ton jeu m’amuse, je te confis sans crainte ma solitude.
Apporte à mes rêveries une douce et paisible quiétude.
Pour te prouver ma confiance à toi, mon cœur va s’ouvrir.
Ne sois pas triste, mon histoire va peut être te faire sourire.
Gamin je le suis encore, je me surprends quelque fois,.
Le matin au saut du lit, les douleurs sont là c’est évident,
Stoppe tes vas et viens, tu m’agaces ; sur ma main allonge toi.
Je sais, tu dois penser que je ne suis pas marrant.
Choupette, j’ai eu très vite l’envie de grandir, grimper sur les murs,
Franchir des murailles, insouciant, je me prenais pour un dur.
Les grands, nos exemples, poings serrés, je refusais de me taire.
Alors, erreurs bêtises conneries, tout ce qui engendre colère.
Je sais, que j’ai fais preuve d’insouciance, mais qu’importe,
J’assume dans les regrets ce passé brouillon de désordre,
Mille pardons, si tu es mon amie, offre moi par ta présence
Une paix imméritée, ma peine aujourd’hui est immense.
Viens, approche toi de mon cœur, dit moi s’il bat encore,
Moi, je ne l’entends plus, l’amour l’a chassé de mon corps.
Aujourd’hui, j’ai une amie, une sourde et muette richesse.
Tu vois moi si grand si fort, je ne réclame que tendresse.
Si tu me quittes, emporte avec toi mes tristes pensées,
Quand tu reviendras, peut être à nouveau m’écouter,
J’aurais de belles histoires, celles qu’on raconte aux enfants,
*La petite fourmi, qui n’a pas eu peur du vilain garçon*
Mais aujourd’hui, reste encore quelques instants prés de moi,
Je me sens tout petit devant ta puérile et puissante naïveté,
Je t’observe, je t’envie tu es si fragile et réconfortante à la fois
Je n’aurais jamais imaginé, une aussi soudaine amitié.
Puisqu’il faut nous séparer, accepte s’il te plait,
Afin de sceller à jamais notre nouvelle union.
Sous ce vieux chêne, où je me suis si souvent abrité,
Moi l’éternel solitaire de devenir ton fidèle compagnon.
Pardonne à ton ami son égoïsme, ses moments d’évasion,
Si je t’ai un peu ennuyé crois moi, je le regrette.
Pour saluer ton départ, j’ai invité ce beau papillon,
Merci de m’avoir supporté, adorable petite Choupette.
 présent je reprends mes mots, mon écriture
Le thème sera plus beau, plus coloré,
Je me sens paisible, grâce à toi j’en suis sur
Ne sois pas triste, j’ai cessé de pleurer.
Jacques Sorrentino


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