Encore, une nuit d’insomnies…
La nuit offre ce calme inquiétant
Qui nous emporte inconsciemment,
Dans un univers de folles pensées
Il en est ainsi, comment y remédier ?
Des bruits, des mouvements des ombres
Viennent habiter mes rêveries,
La légère fraîcheur d’octobre
est vivifiante, j’aurais dû me couvrir.
J’ai voulu cet isolement, ce besoin
De me parler, silencieusement,
Donner plus de sens à ces stupides recoins
De ma vie pleine de ressentiments.
Mettre en terre cette mélancolie
Que je m’efforce de chasser avec rage,
Impossible et stupide thérapie.
Mes pas sont hésitants, sans sillage,
Le gris de la rue accentue ma solitude.
Cette ambiance je la revendique
Lourde, cafardeuse, pleine d’incertitudes,
Mais, elle m’est tellement bénéfique !
Même si elle n’apporte aucune réponse.
Mes vaines interrogations empirent
Faisant place à un douloureux silence.
Il y aura encore beaucoup de soupirs.
Dans ces réflexions nocturnes,
Je n’ai d’excuse pour me consoler,
Extérioriser mes infortunes
C’est elle la coupable, mon hérédité
Dans mon corps se loge un grand cœur,
Celui d’un père, tendre sensible,
Jusqu’aux larmes, mais pour mon malheur
Doté d’une forte personnalité, inaccessible.
Pourquoi, les ressentis sont si compliqués
Mon pardon, n’a d’égal que ma douleur.
Mes insomnies sont ainsi expliquées
Enfin chasser les peines et les pleurs.
Mon cher père, repose en paix,
Je sais qu’il faudra m’en accoutumer,
Ton enfant ne sera jamais satisfait
Le feu s’éteint, il ne reste que la fumée.
Jacques Sorrentino
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