La verte prairie,
Offre nourriture refuge et sérénité,
 tout un petit monde mystérieux
qui partagent sans les compter
des dons venus d'un ciel généreux,
Et pourtant elle assume ses peines,
Les froids hivers, les étés brûlants,
Pensionnaires aux mille problèmes
la torturent et l'épuisent bien souvent
J'ai vu une fragile Pâquerette pleurer,
Sous une feuille humide un vieil Escargot
Embusqué dans sa coquille l'a ignorée
Indifférant à la colère du rouge Coquelicot,
Elle voulait se montrer digne de lui,
Belle sur sa tige, oréolée de ses pétales
Le vent violent et sournoit de la nuit,
Tel un amant jaloux, a déchiré sa robe de bal,
Petite fleur, sèche tes grosses larmes,
Le Printemps ton fidèle compagnon
Viendra effacer ce douloureux drame,
Dans son habit de fête, celler votre union,
Prince Coquelicot, de douces caresses,
Couvre ses pétales à jamais meutries
Offre à ta bien aimée, légitime tendresse
Dame nature de vos cœurs se nourrit,
 vos noces se joindra l'Escargot
Ainsi que la coquette Coccinelle,
Le chant d'un jeune Passereau,
Se mêlera aux cris de l'Hirondelle
Sur un vert tapis étalé à même le sol,
La prairie invitera tous ses enfants,
Boutons d'or et fiers Tournesols,
 ce rendez vous, répondront présents,
Jacques Sorrentino Novembre 2008
Merci, Jacques
Amitiés