L’ ETE… fait ses valises
La Provence est mélancolique l’été l’a quittée.
Les cigales ses amies ne chantent plus.
Le mistral semble vouloir se fâcher
Les mouettes s’affolent une peu perdues.
Un lourd silence envahi les calanques,
Les cabanons se fondent dans la nuit.
Un fada joue seul à la pétanque.
Un gamin regarde, sans le voir il s’ennuie.
La brume déjà envahit le petit port,
Sur le quai, des filets de pèche témoignent
La vie reprendra demain aux aurores
Un bruit de moteur, le chalut s’éloigne.
La terrasse de l’unique bistro est déserte,
On ne sert plus de pastis, le resto va fermer
Marius dans la salle, range les assiettes
il n’y aura plus personne au dîner.
Il en est ainsi tous les ans, il reviendra
Ce soleil, car elle vit à son rythme,
Mais aussi, les cigales et peut être le fada.
Ils seront tous là, même les anonymes.
Devant son chevalet, le peintre est épuisé
Il n’a plus de bleu, les pinceaux sont usés
Il rassemble les toiles, ses précieuses amies
Il sera là, l’été prochain, c’est promis
Cette merveilleux et généreuse province.
Berceau des amours de César et Fanny
A la noblesse et l’âme des princes
Elle a le coeur grand, comme son nid
Jacques.SORRENTINO
7 Août 2008
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