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Jeudi 7 août 2008

                                                       L’ ETE…   fait ses valises

 

La Provence est mélancolique l’été l’a quittée.

Les cigales ses amies ne chantent plus.

Le mistral semble vouloir se fâcher

Les mouettes s’affolent une peu perdues.

 

Un lourd silence envahi les calanques,

Les cabanons se fondent dans la nuit.

Un fada joue seul à la pétanque.

Un gamin regarde, sans le voir il s’ennuie.

 

La brume déjà envahit le petit port,

Sur le quai, des filets de pèche témoignent

La vie reprendra demain aux aurores

Un bruit de moteur, le chalut s’éloigne.

 

La terrasse de l’unique bistro est déserte,

On ne sert plus de pastis, le resto va fermer

Marius dans la salle, range les assiettes

il n’y aura plus personne au dîner.

 

Il en est ainsi tous les ans, il reviendra

Ce soleil, car elle vit à son rythme,

Mais aussi, les cigales et peut être le fada.

Ils seront tous là, même les anonymes.

 

Devant son chevalet, le peintre est épuisé

Il n’a plus de bleu, les pinceaux sont usés

Il rassemble les toiles, ses précieuses amies

Il sera là, l’été prochain, c’est promis

 

Cette merveilleux et généreuse province.

Berceau des amours de César et Fanny

A la noblesse et l’âme des princes

Elle a le coeur grand, comme son nid

 

 

 

                                                                                                                          Jacques.SORRENTINO

                                                                                                                7  Août 2008

 

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Mardi 22 juillet 2008

                                                                        Où es tu   ?.....

 

Petit Rocky, ce n’est pas gentil tu sais,

Tu as choisi ce juillet pour nous laisser,

As-tu fait une fugue ? Sans raison….

Tu étais pourtant bien à la maison.

 

Même si ce mois est celui de l’évasion,

Alors, on ne peut que penser au pire.

As-tu été victime d’un vilain passant,

Ou otage d’un véreux égoïste par plaisir.

 

Maman est bien triste, elle pleure

Où que tu sois, revient vite mon petit,

Dans l’angoisse elle compte les heures

Tu as tellement pris place dans sa vie.

 

Dis moi que tu n’es pas malheureux

Je sais que tu ne peux comprendre,

Le téléphone reste toujours silencieux,

Combien de jours encore à attendre ?

 

La maison est bien vide sans toi,

Ton regard mon bébé nous manque,

C’est atroce de vivre ces moments là.

Où peux tu être, quelle est ta planque ?

 

S’il faut payer quelque rançon,

Au triste individu, ou tout autre voyou,

A notre attente il faut trouver solution,

On ne peut vivre ainsi dans le doute..

 

Mon petit, mon merveilleux Rocky

Tu vas nous revenir très bientôt

Il ne peut en être autrement, ta vie

Est prés de nous, tu es si beau,

 

Tu ne dois plus jamais t’éloigner

Les rôdeurs sont ainsi méprisables,

De notre peine ils ne peuvent ignorer,

Qu’un petit chien est un être adorable.

 

Comme un enfant il sait se faire aimer

En silence, il donne beaucoup d’amour,

Pourquoi, nous l’avoir dérober,

Par pitié, donnez paix à nos jours.

 

Tu vas retrouver ton vieux coussin,

La petite chatte attend ton retour

Elle s’ennuie sans son copain,

Vous êtes tous deux des amours.

 

Papy Jacques

Juillet 08

 

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Samedi 19 juillet 2008

                                                       Mes débuts..

 

 

J’ai aimé l’informatique dès mon plus jeune âge,

Je voulais découvrir, un monde plein de promesses

Mes toutes premières découvertes furent des images,

Alors…..

J’ai interrogé maman !...c’est quoi les fesses ?

 

Mon gamin, les fesses sont de belles pommes,

De couleur rose, pour certaines très recherchées

Un jour, tu pourras en croquer mon bonhomme,

D’ailleurs papa se fera un plaisir de te l’expliquer

 

Ce fruit est la cause de tous mes tracas,  mon petit !

Avec Maman un jour, j’ai voulu le goûter,

Doux au début, amer plus tard. J’ai alors compris,

Qu’il pouvait aussi, très bien se partager.

 

Retourne à ton ordi mon gamin, et n’oubli  pas,

Que le fruit dit défendu, est sans aucun doute…

Selon ta mère et la voisine qui loge en bas,

La banane, pour sa forme et son goût.

 

Depuis j’ai grandi, avec ma tendre épouse,

Je découvre ce fruit jusqu’alors méconnu.

Impatients, après qu’elle ait retiré sa blouse,

Pommes ou fesses, la chaire est mise à  nue

 

J’ai fait d’énormes progrès en informatique,

Ce divin fruit, a changé la vie de l’homme.

Je l’ai lu en entrant sur un site biblique,

Que Les fesses, ou les pommes,

 

 Aux aspects et aux parfums si différents,

N’ont de commun qu’un nom… ADAM

 

Jacques Sorrentino

26 Juin 2008

 

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Mercredi 4 juin 2008

                                      Heureuse opportunité…

 

 

 

L’Amour naît chaque matin au lever du soleil,

Il fait sa toilette, se parfum et s’habille de satin.

Quitte son refuge pour accomplir des merveilles

Un énorme bouquet de roses dans ses mains.

 

Il frappera certes, un jour à votre porte,

Dans ses bagages, des cadeaux de choix,

Tendresse ou réconfort, mais qu’importe,

Offrez lui l’hospitalité sous votre toit.

 

Il se présentera sous le nom de. *Petit bonheur*

Comme un jour de fête, allumez vos bougies,

Il se fera discret, ce surprenant visiteur,

Mais bouleversera désormais toute votre vie.

 

De témoignages amoureux, instruisez vous.

Des joies, des douleurs, des crises de larmes,

Rien n’y changera, vous deviendrez malgré vous

Victime innocente de sa troublante flamme.

 

Notre humanité égoïste,  en fait sa nourriture.

Il faut croire que nos estomacs digèrent mal.

Ce sentiment est pour certains, une gageure,

A moins d’être stupide, aveugle ou anormal.

 

Nos cœurs sont des foyers d’incendies,

L’amour de la douleur ne peut se réjouir,

La fidélité, le pardon sont ses meilleurs amis.

La trahison, peut définitivement le détruire.

 

 

 

Jacques Sorrentino                          4 Juin 08

 

 

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Vendredi 30 mai 2008

PASSION   NAISSANTE          

 

Le souffle léger de ce mois de Mai

Caresse ton visage, tu me souris

Un brin de blé chatouille ton nez

Le crépuscule descend sur la prairie.

 

Je saisis ta main et la porte à mes lèvres.

Le baiser que je dépose se fait timide.

Troublante sensation, je vis un rêve

Je n’ose m’éveiller, ma joue est humide.

 

Un jeune amour, à la porte sonne

Mon royaume avait besoin de sa reine,

Je te confie ma modeste personne,

A tes genoux mon cœur se prosterne.

 

Ta peau de pèche, a la saveur du fruit

Son parfum me trouble et me grise

Ma  passion au sommet me conduit,

Je mordille ta bouche, couleur cerise.

 

La nuit devient notre univers

La chaleur de ton corps dénudé

Ajoute à nos étreintes force et mystère,

Les amants de caresses vont s’enivrer.

 

La magie de l’amour ne peut s’expliquer,

Ainsi, Cupidon est un ange qui s’installe,

Dans les cœurs, avec douce autorité,

Il joue sa musique et dirige son bal.

   

Jacques Sorrentino                     29 Mai2008

 

 

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Mercredi 21 mai 2008

LA  MARGUERITE

                                                          

Sous mes  doigts fébriles tu te déshabilles,

Feuille après feuille enfin tu m’avoues :

Je t’aime, un peu, beaucoup à la folie

Tu hésites et puis tu ajoutes ;  pas du tout.

 

Petite fleur,  pourquoi ce brusque désaveu, 

Avec toi j’avais une confidente une amie

Si de ta nudité,  tu en fais un simple jeu

De mes sentiments, cela n’est pas permis.

 

Je ne renonce pas,  veux tu recommencer.

Lentement, reprend ces mots : je t’aime,

Un peu, beaucoup…arrête tu t’es trompé

Tu sembles lire une fable de la fontaine.

 

Sur le bord du chemin sans attendre

Parmi toutes tu m’as paru la plus belle,

Je suis triste, tu dois le comprendre

A ton judicieux verdict, j’ai fait appel.

 

Ma naïveté porte un nom, la jeunesse,

A mon âge il est trop tôt pour pleurer.

Mon cœur à surtout besoin de tendresse

De t’avoir ainsi dénudé, tu t’es vengée

 

Aux prochains printemps j’aurais grandi

Tu pourras en souvenir de mes jeunes années

Pour mon plaisir, te dévêtir et  petit à petit

De l’amour sans crainte enfin me parler.

 

Si des fleurs un jour,  je fais  un bouquet

Marguerite, au milieu des roses tu règneras,

Belle et complice, tu ne pourras me piquer.

En guise de pardon, tu m’épargneras.

 

 

Jacques. Sorrentino               1èr Mars 2008

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Mardi 20 mai 2008

Elle m’a quitté

 

 

Où est elle ? Qu’est elle devenue ?

Nous avions pour une longue vie,

Chassé les craintes les peurs, ces inconnues

Vivre un éternel amour,  jamais assouvi.

 

Aujourd’hui, sans comprendre

Un grand vide s’est installé

Déversant encore fumantes des cendres,

                                                Sur des flots de larmes refoulées.

 

Son absence, torture mes sommeils

Le froid hiver taquine mes veines

Il envahi mon corps jusqu’aux orteils 

Je dois sortir, extérioriser ma peine,

 

Sur la grande jetée, le vent fouette mon visage,

Mes pensées dans une absolue indifférence

                               Ajoutent du mystère aux sombres nuages,

Le bruit des vagues accentue ma souffrance.

 

Un sentiment bizarre confus, mêlé de doute,

Au loin une sirène, sollicite l’évasion.

A l’horizon, un vieux rafiot poursuit sa route,

Sur la grande jetée, s’éloignent mes illusions

 

Ma cathédrale de rêves s’écroule,

Je relève mon col, implorant les dieux.

Transis, presque immobile, fixant la houle,

L’imaginaire voyage, vient de faire long feu.

 

Une fois prochaine, face à la mer,

J’embarquerais, vers une autre odyssée

                                                   Pour une édile certes éphémère,

A la recherche d’une nouvelle destinée

 

 

 

                                                                          Jacques Sorrentino                                                                    

 

 

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Mercredi 14 mai 2008

 

 Ma France à moi

 

 

Notre mère patrie, cette France,

Tout gamin, je me souviens

C’était une image immense,

Sur un  grand livre de collégien.

 

Avec des noms de fleuves de villes,

Dans la cour de récré, c’est vrai

Mes  priorités, les amis  les billes.

Ma mère à moi, Maman je l’appelais

 

Je sais, à cet âge là, que voulez vous…

Et puis j’ai grandi très vite, effectivement.

A vingt ans, j’ai obtenu un rendez vous,

A ne surtout  pas manquer,  mon régiment.

 

La  France, ma mère, ma Patrie,

M’a écrit, tu dois venir à mon secours

Je souffre, je pleure. Alors je suis parti.

J’ai dis, au revoir  à un de ces jours.

 

La France que j’ai découverte croyez  moi,

M’a habillé, nourri même héberger,

Gracieusement, pendant 36 mois,

Que dire, les priorités avaient bien changé.

 

Depuis les années ont bouleversé  ma France,

Le gamin ne pourra jamais hélas retrouver

Sa classe, la récré, les jeux de son enfance.

Mais il est heureux, de pouvoir tant l’aimer.

 

Souvenirs d’enfant

Témoignage du trouffion

 

 

Jacques Sorrentino               21  Janvier 2008

 

 

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Lundi 12 mai 2008

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

Mon CANICHE   1991 -2002 

                                         

 

 

YOUPI, je sais vous allez rire

Ce n’est pas le TOP,  mais que faire ?

Mon nom,  aurait pût être pire

Dois-je m’en satisfaire ?...

 

 

Moi le petit caniche, de couleur *ABRICOT *

 

 

Il ne me  voulait ni blanc ni noir, mais roux

Il m’a souhaité la bienvenue, sur ses genoux

D’une simple et réconfortante caresse de la main

Je deviens, moi le petit chiot, son meilleur copain.

                                     

 Au milieu de mes frères, dans mon triste chenil,

Je n’ai que peu de souvenirs,  fidèle et gentil.

C’était souvent l’enfer, guettant un nouvel ami

Le destin cette fois, de cette portée m’a choisit

 

Depuis mon arrivée, tant de joies sont partagées

Il me regarde, souriant, heureux avec fierté

Mes quatre pattes en l’air, allongé sur le dos,

Voilà, la pénible vie d’un petit caniche *ABRICOT * 

 

J’ai souvent une crainte,  de cette paix vas t’il se lasser ?

Pourtant dans mes yeux il peut lire mes pensées…

Allongé, patient, sur le tapis je m’interroge ?

Inquiet, qu’une intruse à ma place se loge.

 

Je sais qu’il faudra un jour quitter son fauteuil

Rejoindre avec tristesse mon tapis sur le seuil,

Pour quelques instants ma nouvelle maîtresse

Avec passion, me privera  jalousement de ses caresses.

 

C’est tellement triste parfois…

La pénible vie d’un petit caniche *ABRICOT*

 

Jacques Sorrentino                    9 Août 2007

 

                                                                                                                JS. N° 16

 

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Dimanche 11 mai 2008

DEUX MOTS

 

Deux mots puissants, souvent galvaudés

Le mari infidèle, sait les utiliser.

L’enfant très souvent pour se faire gâter.

L’amant éconduit ne veut plus les prononcer.

 

Au timbre de la voix, ces mots attribués,

Sonnent à l’oreille, doute ou sincérité.

Le je t’aime, est une indélicate fumée,

Aux odeurs diversement appréciées

 

Le je t’aime, sollicite un  baiser,

Une larme coule, c’est un cœur brisé

Il  faut à l’amour,  donner vérité

Le je t’aime, doit se faire discret.

 

Ne jamais lui associer… éternité.

Le printemps en a fait sa spécialité.

Avec une fleur il doit apporter

Aux amants bonheur complicité.

 

La marguerite sait l’utiliser,

Son verdict peut être contesté.

A son jeu, surtout ne pas insister,

Elle pourrait alors se fâcher.

 

Le je t’aime il est vrais

Dans le partage puise sa beauté

Aimer jusqu’à en crever

Mais surtout ne jamais tricher.

 

 

Jacques Sorrentino   

 

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